Bois Guilhou

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Pose d’une coccinelle sur le bout du nez
Christophe Pavia et ses “Mystérieuses coiffures”

A l’occasion de la semaine européenne du développement durable (entre le 30 mai et le 5 juin), la fête du bois Guilhou s’est tenue le week-end du 1er et 2 juin. Cet espace naturel sensible, propriété majoritairement du Conseil départemental des
Pyrénées-Atlantiques, a hébergé de multiples animations organisées par le centre social et de loisirs Dou Boucaou, la commune du Boucau et le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques qui soutient financièrement et techniquement le projet.

Lors de ma présence le dimanche, j’ai particulièrement apprécié les Mystérieuses Coiffures. Le bois Guilhou a été envahi par des fées et des laminak aux chevelures végétalisées et loufoques. Toute la journée, Christophe Pavia a effectué un travail minutieux et farfelu de brushing aux lianes de lierre et feuilles de fougères dans une ambiance musicale qui invitait à la détente et à l’harmonie des cœurs. L’été s’est installé sur les têtes !

Une mise en scène poétique
Joli tableau vivant

Dès 9h30, l’atelier « Bourse aux plantes et aux graines » s’est installé pour des échanges gratuits. Il était organisé par le centre social et l’association des Amis du Bois Guilhou. Comme chaque année depuis quatre ans, l’atelier Jardinage et Botanique de l’Université du Temps libre d’Anglet y a participé. Il a été créé à mon initiative et il est animé par Soledad qui y met toute sa passion. Il semble que la fréquentation du Bois Guilhou ait été moindre que l’an dernier: de nombreuses plantes ont dû être rapatriée à Tivoli, faute d’acquéreurs. C’est bien dommage, car ce site est magnifique, la température était bien moins élevée que la veille et le sous-bois fort agréable, sans parler des animations toujours bien sympathiques…

Œuvre florale de Christophe Pavia.
Des accessoires originaux, œuf, lunettes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chefs d’œuvre éphémères

A 11h, c’était mon tour, avec une conférence intitulée « Sans Phosphore pas de vie », que j’ai présentée au nom de la société d’Astronomie Populaire de la côte Basque. J’étais un peu inquiète du voisinage très poétique des Mystérieuses Coiffures. Mais les organisateurs, comme chaque année, ont eu la gentillesse de prévenir de mon intervention par un appel au micro le public présent sur les lieux, puis ils les ont même conduits personnellement jusqu’à la tente où je projetais le diaporama. Finalement, l’assistance s’est élevée à 20-30 personnes.

Florent Chatterton, de la S.T.R.I.N.G., compagnie burlesque.

A 14h, j’ai suivi avec un nombreux public la balade nature burlesque dans le bois, guidée par les acteurs de la S.T.R.I.N.G, présentée comme suit dans le programme. “La Structure Territoriale de Recherche Intégrée sur la Nature Globale a comme mission « la connaissance et la transmission des petites ficelles de la bio-diversité », comme s’amuse à répéter l’unique salarié, Florent CHATTERTON, écologue. Il est secondé par Rebecca, stagiaire en G.P.N. option G.F.S, qui sera évaluée sur ses aptitudes à animer et à sécuriser le public. La S.T.R.I.N.G, compagnie burlesque, mêle sciences et humour. Vous sillonnerez les chemins du bois Guilhou pour comprendre la biodiversité en vous amusant. Rire garanti ! https://www.ciemycelium.com/la-string.” Si elle comportait effectivement une large part de situations comiques, les deux acteurs les ont entrecoupées de scènes parfois dures ou un peu osées sur les relations maître et stagiaire. Le public, sollicité, a chaudement soutenu la “stagiaire” pour que son “examen” soit validé.

La chouette hulotte, effrayée, s’agrippe avec ses serres au fond de la cage.
La chouette, heurtée par une voiture, a perdu l’usage de son œil droit.

A 16h, j’ai enfin assisté au relâcher d’une chouette hulotte, après les bons soins donnés par le centre Hegalaldia. Sitôt libérée, elle s’est envolée à tire d’aile vers les grands arbres du parc. Très vite, on a entendu des corvidés la tourmenter. La soigneuse a expliqué au public que plusieurs chouettes hulottes étaient déjà dans ce bois. Son handicap ne l’empêche pas de s’alimenter. Il va simplement falloir qu’elle se fasse une place ou qu’elle aille plus loin, éventuellement sur son lieu de naissance.

La soigneuse d’Hegalaldia présente l’association et les soins apportés à cette chouette.
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