Fontaine de Vaucluse – Incendies

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26 avril au 2 mai 2015
Guide : Dimitri Marguerat – Participants : Cathy & Jean-Louis, Antoine (belge), une Bourguignonne, un Parisien

Il ne fait pas toujours beau en Provence, non, non ! Le printemps est humide, et c’est heureux car toute la végétation s’en épanouit d’aise, les bourgeons éclatent en feuilles tendres aux couleurs éclatantes, les boutons dévoilent des myriades de fleurs multicolores aux délicats pétales parfois encore froissés, à peine dépliés. Certes, nous aimerions un peu plus de luminosité, cela nous fait drôle de ne pas être éblouis par la réverbération des rayons lumineux sur les barres calcaires dénudées. Mais la température est douce et nos yeux ne souffrent pas, nous ne nous en portons pas plus mal. Jean-Louis et moi avons déjà effectué un séjour naturaliste avec Dimitri en septembre 2009, mais en changeant de saison, nous avons l’impression d’être ailleurs, d’autant que les circuits qu’il nous a concoctés cette fois-ci sont aussi différents. Nous débutons par une marche dans les collines au-dessus de Fontaine-de-Vaucluse dont nous avions visité la résurgence. Le maire de cette commune souhaite obtenir de l’Etat le label “Grand site” pour cette curiosité naturelle. Dans la continuité des lois de 1906 et de 1930, cette politique incite à définir un projet territorial qui permette à la fois de mieux accueillir les visiteurs, de restaurer et de protéger le site, et de générer des retombées économiques sur le territoire et la région concernés. S’agissant des financements, les crédits réservés pour ces opérations ont bénéficié d’un effort croissant et constant du ministère depuis de nombreuses années, mais ils restent et resteront toutefois modestes au regard des financements qui seront à mobiliser. En effet, l’implication financière de l’Etat doit surtout, par un effet de levier, permettre de générer des projets et de mobiliser des autorités locales responsables et compétentes, garantes comme l’Etat de la conservation et de la valorisation de ce patrimoine. Ce “petit” détail explique la frilosité de la population locale peu encline à devoir supporter les coûts et les contraintes d’une telle démarche. – Photos : Ci-dessus : Collines de la commune de Fontaine-de-Vaucluse – Carte des chemins de randonnée – Arbre à l’écorce partiellement carbonisée –

Un panneau rappelle au passant le terrible incendie du 9 août 1989 qui a sévi dans les parages. Parti du vallon de la Font de l’Oule (cf. carte ci-dessus), il détruisit 338 hectares (ha) sur les communes de Fontaine-de-Vaucluse, Lagnes et Cabrières. En mars 1991, une opération de reboisement à l’initiative de l’Amicale de la direction départementale des services d’incendie et de secours (DDSIS) fut entreprise, en collaboration avec l’Union Sportive des Ecoles Primaires (USEP) et la mission éducative du Syndicat Mixte de Défense et de Valorisation Forestière (SMDVF). 1200 enfants venus des écoles d’Avignon, L’Isle sur la Sorgue, Lagnes et Pernes-les-Fontaines plantèrent 4000 arbres (cèdres de l’Atlas, cyprès d’Arizona, chênes pubescents et oliviers de Bohême). A cette occasion, dans le cadre de l’opération “A l’école de la forêt”, un sentier balisé et un questionnaire aida les enfants à découvrir l’environnement naturel et sa gestion. Ce sentier coïncide avec une portion du chemin de grande randonnée GR 6 (en rouge sur la carte) venant de Fontaine-de-Vaucluse. Nous décelons encore de rares indices de troncs carbonisés, mais la nature a une étonnante capacité à se régénérer, pansant ses blessures plus ou moins rapidement selon la composition initiale de la forêt. Nous croisons l’Aurore de Provence mâle (Anthocharis euphenoides) aux ailes jaunes bordées d’orange et marquées de bandes sombres, contrairement à l’Aurore qui fréquente le Pays basque, aux ailes blanches bordées d’orange. Très affairé, ce papillon est impossible à photographier car à peine posé, il reprend son vol zigzaguant. La femelle est blanche avec l’apex orangé et ces mêmes bandes sombres. Les plantes hôtes de la chenille sont la Biscutella et le Sisymbre officinal, toutes deux des Brassicaceae (anciennement Crucifères) à la floraison jaune. Dimitri nous signale la présence d’un hibou grand-duc dans la falaise, invisible lorsqu’il dort, tant son plumage est cryptique et se fond dans le paysage. Des hirondelles de fenêtre en migration traversent l’espace à basse altitude. Nous guettons le monticole bleu, difficile à repérer lui aussi, la couleur de son plumage ne se manifestant que sous l’éclairage direct des rayons solaires. Un pistachier térébinthe en pleine floraison, couvert de grappes vermillon, arbore une de ces curieuses galles en forme de banane, ici desséchée, noircie, racornie et ouverte pour laisser s’échapper les pucerons qui ont grandi à l’intérieur (Forda marginataForda formicaria ou Baizongia pistaciae). Ses feuilles sont caduques en hiver, contrairement au pistachier lentisque dont les feuilles sont persistantes. Une fauvette passerinette trahit sa présence par de petits cris “tec-tec” qui émanent de l’intérieur des buissons du maquis. – Photos : Ciste blanc ou cotonneux, caractérisé par ses feuilles velues blanchâtres – Pistachier térébinthe avec une galle ouverte et sèche qui a pu contenir des oeufs de pucerons – Schéma : Migration printanière de l’hirondelle de fenêtre –

Actuellement, le Vaucluse est couvert d’environ 150 000hectares de forêts, landes et garrigues, soit 42% de la superficie du département. On parle souvent du Var, mais les Monts de Vaucluse sont aussi particulièrement exposés au risque d’incendies, notamment en raison d’une urbanisation importante dans les zones boisées. Comme mentionné plus haut, 1206 hectares ont brûlé en 1989, mais aussi 1818 hectares en 1991 et encore 104 hectares en 1997. Je lis à ce sujet une étude de 2004 parue dans la revue Géo-Confluences à propos des incendies de l’été 2003. Son auteur, Vincent Clément, rappelle quelques vérités oubliées ou méconnues. “Tout d’abord, les coups de chaleurs, les déficits pluviométriques ou les forts vents de mistral ou de tramontane ne sont pas directement responsables des feux. L’homme est à l’origine de la très grande majorité des départs d’incendie, que ce soit de manière accidentelle ou volontaire. Ces conditions météorologiques défavorables n’interviennent qu’a posteriori en favorisant la propagation du feu et en gênant l’intervention des services de lutte contre les incendies. Toutefois, il n’y a pas de corrélation systématique entre les étés chauds ou les années de faibles précipitations et les incendies de forêt. L’autre point essentiel est le caractère ancien des incendies de forêt en Méditerranée. Depuis des millénaires, dans cette région de civilisation ancienne, la forêt a été régulièrement parcourue par les flammes. Ce qui est nouveau, c’est notre perception du phénomène. La pratique des feux était autrefois totalement assumée par les communautés paysannes. C’était un moyen efficace de lutte contre une forêt trop envahissante. Cette pratique permettait aussi aux éleveurs de régénérer les aires de pâturage. Aujourd’hui, dans notre société très urbanisée, l’incendie est toujours perçu comme une menace.” – Photos : Sarriette – Euphorbe characias ou euphorbe des garrigues –

L’auteur poursuit sa mise au point. “Les feux sont-ils véritablement un danger pour la forêt méditerranéenne ? Bien que cela puisse sembler paradoxal, on peut en douter. La végétation autour de la Méditerranée, dans ses caractères physionomiques et dans sa composition floristique, est largement dépendante du feu. L’exemple le plus achevé est celui du chêne-liège. Son écorce subéreuse lui assure une protection efficace. Quelques mois seulement après le passage d’un feu, le chêne-liège renaît très souvent de ses cendres en rejetant vigoureusement de souche. D’autres espèces, comme le pin d’Alep, ont besoin du passage d’un incendie pour se reproduire : la chaleur dégagée par les flammes favorise l’ouverture des cônes, pratiquement incombustibles, dont les graines commençent à tomber quelques heures après le feu et jusqu’à 6-8 jours après. En fait, malgré les années de braises, la forêt méditerranéenne dans le Sud de la France gagne du terrain depuis plusieurs décennies. Au cours des dix dernières années (1994-2004), elle a progressé de 11%. La lutte contre l’incendie comme moyen de préserver la forêt méditerranéenne est donc discutable. Elle trouve surtout sa légitimité dans la protection des biens et des personnes vivant à proximité ou à l’intérieur des espaces forestiers.” – Photos : Coronille glauque (?) – Aphyllanthe de Montpellier –

“En outre, la comparaison entre les départements du littoral provençal et ceux du littoral languedocien (à superficie forestière comparable) démontre implicitement la relativité des conséquences de la canicule, facteur souvent évoqué pour expliquer les feux : les superficies brûlées dans les départements littoraux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) ont été neuf fois plus importantes que celles des départements du littoral languedocien (23 868 hectares en PACA, contre 2 667 ha en Languedoc-Roussillon). En Espagne et en Italie, les incendies de forêts de 2003 ont parcouru respectivement 130 190 ha et 58 902 ha. Bien que ces pays aient aussi subi les effets de la canicule de l’été 2003, le bilan est nettement inférieur à celui des années de braises 1993 pour l’Italie (200 000 ha brûlés) et de 1994 pour l’Espagne (430 000 ha brûlés). En revanche au Portugal, les incendies de 2003 ont été beaucoup plus catastrophiques. Avec une superficie forestière comparable à celle de la France méditerranéenne, les incendies de forêts ont affecté 417 000 ha chez nos voisins lusitaniens, soit plus du double qu’en 1991, année qui jusqu’à présent était la plus fortement incendiée du XXe siècle au Portugal. Ces éléments de comparaison conduisent à nuancer fortement la perception du bilan de 2003 en France. L’été 2003 a été présenté comme particulièrement sévère, alors que les superficies affectées sont nettement moins importantes qu’au Portugal, et comparables à celles de 1989 et de 1990. La surprise ne vient pas de l’importance toute relative des superficies brûlées : l’examen des écarts à la moyenne depuis 1977 (soit 23 000 ha) montre que l’on est peut-être face à un changement de régime des feux. En effet, avant 1991, on enregistrait systématiquement une succession de deux années d’accalmie suivie de deux années d’incendies supérieurs à la moyenne. À partir de 1991 et jusqu’à 2002, tous les bilans ont été inférieurs à la moyenne. En cela, l’été 2003 interrompt une accalmie de plus d’une décennie.” – Photos : Barres calcaires des plateaux du Vaucluse – Amélanchier s’enracinant dans un creux de la falaise –

“La loi Barnier du 2 février 1995 contraint les communes exposées à élaborer un Plan de Prévention des Risques (PPR). En réalité, très peu de communes concernées par le risque d’incendie en ont élaboré un. Elles reprochent à ce dispositif sa trop grande complexité juridique et administrative. D’autres motifs, sans doute plus difficilement avouables, permettent de mieux comprendre la réticence de ces communes soumises par ailleurs à une forte pression touristique et urbanistique. Dans les communes les plus exposées, l’élaboration d’un PPR supposerait le classement de la plus grande partie du territoire communal en zone à risque. Cela aurait pour conséquence de geler de vastes superficies qui de fait ne seraient plus urbanisables. Les communes concernées seraient ainsi privées d’une manne financière importante provenant de la construction de nouvelles villas. Face à cet échec, les PPR ont été récemment remplacés par les Plans de Prévention des Forêts Contre l’Incendie (PPFCI), instaurés par la loi du 9 juillet 2001. L’une des innovations des PPFCI est de dépasser le strict cadre communal. En effet, ils doivent être élaborés pour chaque massif forestier, indépendamment des divisions administratives. Les feux de 2003 ont démontré indirectement les limites de la politique de prévention. Dans des conditions climatiques extrêmes, malgré l’importance des moyens d’intervention et de prévention, il est très difficile de lutter contre l’action des incendiaires. Mieux prévenir le risque reste donc une nécessité. Mais il faudrait surtout développer plus efficacement l’information du public et promouvoir l’émergence d’une véritable culture du risque.” – Photo : Genévrier cade, reconnaissable à ses deux bandes blanches sur ses feuilles épineuses –

Une autre étude publiée en 2013 a été faite par les naturalistes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) pour analyser les conséquences d’un incendie sur l’avifaune (les oiseaux). “En juillet de cette même année 2003, 17 000 ha de forêt méditerranéenne ont été détruits par le feu dans le massif des Maures. Entre 2004 et 2011, la régénération d’une forêt de chênes-lièges associée à un maquis d’arbousiers et de bruyères arborescentes a été suivie parallèlement à l’évaluation des abondances d’oiseaux nicheurs sur des parcours échantillons annuels sélectionnés sur ce secteur. En ce qui concerne la végétation, dès novembre 2003 les sols ont reverdi par endroits, des rejets ont jailli des grosses branches extérieurement carbonisées des chênes-lièges, arbousiers et bruyères arborescentes. La strate herbacée a d’abord été principalement composée de quelques espèces pionnières : chardons, euphorbes et lupins bleus. En 2005 sont apparus les cistes à feuilles de sauge qui devinrent dominants en 2011. Le développement des arbousiers a précédé celui de la bruyère. Dès 2006, soit trois ans après le sinistre, la canopée était pratiquement reconstituée. D’une manière générale, la végétation des fonds de vallons a récupéré plus rapidement que celle des crêtes. L’incendie a détruit les jeunes chênes qui n’avaient pas assez de liège pour être protégés des flammes et il a condamné les vieux arbres peinant à repartir et qui sont morts après quelques années. De ce fait, l’incendie a homogénéisé le peuplement de chênes. L’étude met en valeur l’extraordinaire capacité de régénération des subéraies (forêts de chênes-lièges). Elles cicatrisent rapidement et quelques années seulement suffisent pour retrouver les paysages habituels. Par contre, la résilience des forêts de chênes verts et des pinèdes est beaucoup plus longue, elles nécessitent plusieurs dizaines d’années pour se restaurer.” – Photos : Arbre mort – Chêne-kermès (ou chêne vert ?) –

“Quant à l’avifaune, à court terme l’incendie a eu peu d’influence sur elle car les oiseaux volent et peuvent échapper aux flammes. Par contre, le feu a détruit leurs habitats et les oiseaux ont dû attendre leur reconstitution pour pouvoir à nouveau nicher en ces lieux. Trois groupes d’espèces se sont succédé lorsque la forêt se reconstituait, exploitant respectivement les milieux ouverts par l’incendie, le maquis qui se régénérait et la forêt. Dans un premier temps, l’incendie a libéré le sol de son emprise végétale. Les oiseaux se nourrissant (et/ou nichant) au sol ou dans les rochers, comme la Caille des blés, les Bruants ortolan et zizi et la Bergeronnette grise, ont pu alors profiter des formations végétales qu’elles ne pouvaient pas exploiter avant l’incendie. Le 9 novembre 2003 (soit quatre mois après l’incendie), plus de 150 oiseaux appartenant à 12 espèces ont été rencontrés le long des quatre transects, dont plusieurs bandes de pinsons (plus de 60 individus), des pouillots véloces (23), une ronde de mésanges dans les houppiers secs (bleues, charbonnières, à longue queue, accompagnées de roitelets à triple bandeau et de grimpereaux de jardins), 2 geais, 1 pic vert, 4 buses, 2 alouettes lulu et 5 bergeronnettes grises. Ces espèces ont ensuite disparu et ont été remplacées par les oiseaux de la strate buissonnante au fur et à mesure de la croissance des arbousiers et des bruyères arborescentes. Leur ordre d’apparition a été fonction de leurs préférences pour le maquis bas, intermédiaire ou plus élevé, soit, chronologiquement : Fauvette passerinette, Rossignol, Merle, Fauvette mélanocéphale et Fauvette à tête noire. Les fonds de vallon et les crêtes ont été colonisés en même temps.” – Photos : Arbre à perruques (Cotinus coggygria) en fleur – Fleur blanche de ??? –

“Les oiseaux forestiers (Grimpereau de jardins, Pinson des arbres, Mésange charbonnière) ont besoin d’arbres pour se nourrir ou pour construire leurs nids. Dans les fonds de vallon, leurs effectifs ont été multipliés par 5 entre 2004 et 2007 puis ils ont diminué, probablement à cause du développement de la végétation qui masquait peu à peu les sols. Au cours des 7 années de prospection, 30 espèces au total ont été observées : 15 seulement sur une ou deux années, les autres au moins trois années (non consécutives), ces dernières espèces constituant plus de 80% des observations. La richesse spécifique (nombre d’oiseaux de chaque espèce), faible en 2004 et 2005, a doublé ensuite, puis elle s’est stabilisée. En résumé, il n’y a pas eu beaucoup d’oiseaux en 2004 et 2005 mais de nombreuses espèces ont été observées. Ensuite, le nombre d’oiseaux a augmenté, alors que le nombre d’espèces diminuait. La stabilité relative du nombre d’espèces et d’individus observés contrastait très nettement avec les effets dramatiques de l’incendie sur la végétation. Pour parfaire l’étude, l’avifaune observée 8 ans après l’incendie sur ces parcelles a été comparée à celle d’une vieille subéraie des Maures épargnée (le Roucas des Lauquiers). Dominées toutes deux par des espèces du maquis élevé (Merle, Rossignol) et des espèces forestières (Pinson, Fauvette à tête noire, Mésange charbonnière), leur avifaune était très similaire. Le Roucas des Lauquiers présentait toutefois quatre espèces supplémentaires, forestières, le Rouge-gorge, le Roitelet à triple bandeau, le Troglodyte et le Pouillot véloce. Ces résultats suggèrent que, même si les paysages du massif des Maures ont retrouvé leur aspect familier, la subéraie et son avifaune vont continuer à évoluer. En outre, l’assemblage des espèces qui recolonisent un espace est en grande partie déterminé par l’avifaune locale. En conclusion, les incendies sont généralement considérés comme positifs pour les écosystèmes méditerranéens : ils ouvrent les milieux, libèrent le sol de l’emprise végétale et permettent au maquis de s’installer. Ils favorisent les espèces pionnières et augmentent la biodiversité, au moins temporairement. Toutefois, ceci est vrai si les incendies sont espacés dans le temps et si la forêt a suffisamment de temps pour se reconstituer entre deux incendies. Dans les Maures, l’incendie a vulnérabilisé les populations de tortue d’Hermann, de serpents, lézards, micro-mammifères et insectes. L’impact sur les oiseaux a probablement été très limité. Mais des incendies répétés ont des conséquences plus dramatiques : ils conduisent à la désertification irréversible !” – Photos : Amélanchier – Cupule de gland de chêne kermès (Quercus cocciferaL.) –

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