Le pays d’Olt – Château de Valon

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22 juillet au 1er août 2016

Cathy & Jean-Louis

Vallée de la Truyère (affluent du Lot) : Château de Valon

Lauzes et toujours l’enchantement des papillons butinant de fleur en fleur

Qui dit papillon, dit chenille : il faut bien accepter qu’elles mangent pour que nous jouissions ensuite de cette symphonie de formes et de couleurs (feuilles de noisetier dévorées par des chenilles noires)

“Secadous” : cabane à deux portes, haute et basse. Les châtaignes étaient placées trois à quatre semaines sur une claie, au-dessus d’un feu sans flammes. Une fois secs, les “auriols” étaient moulus en farine ou consommés bouillis dans du lait ou de l’eau.

Chasseur de sanglier qui expose ses trophées sur le mur de sa ferme, au même titre que d’anciens outils agricoles

Zoom sur la tête du sanglier – Ci-contre : Troubadour sculpté dans un tronc d’arbre

Superbe maquette reproduisant la salle principale du château, avec personnages et mobilier en miniature réalisés par une artiste chargée de peindre une fresque dans le château. Elle a aussi eu l’idée de coudre des costumes qui sont mis à la disposition des visiteurs, petits et grands, qui viennent écouter ses histoires et participent au spectacle.

Délicieuses glaces dégustées à la boutique du hameau de Valon

Ah! Ces toits de lauzes de toutes les formes ! – Ci-contre, de nouveau une Sylvaine.

Criquet migrateur (Criquet cendré, Locusta migratoria cinarescens) ?

Les heures passent… ne comptons pas sur la Dernière.

La boutique est ouverte l’été et tenue par une agricultrice qui me raconte l’histoire de ces photos affichées : nous sommes dans les locaux de l’ancienne école, composés d’une unique salle de classe et d’un logement pour l’instituteur. La photo ci-dessous a été prise la dernière année avant sa fermeture, vers 1970. L’instituteur inaugurait ainsi sa carrière dans l’enseignement et faisait tous les jours le trajet depuis son domicile en ville jusqu’au hameau.

Cincle plongeur

Villefranche de Rouergue – Collégiale Notre-Dame – La Grande Gleisa (XIIIe-XVe siècle) : stalles d’André Sulpice (1473-1487), sculptures disposées sous les sièges des stalles, que l’on appelle miséricordes. Les stalles forment un ensemble destiné à entourer l’autel et à l’isoler du reste de l’édifice. Ce saint des saints accueillait les représentants des consuls, des magistrats du sénéchal présidial, des chanoines et des prêtres, soit trente religieux, quatre représentants de la ville et quatre représentants du roi. Quatre types de représentations sont présents sur les miséricordes de la collégiale : les plantes, les animaux, les monstres et les hommes. Chaque type est en soi révélateur d’un état d’esprit. Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne peut montrer. Les plantes pourraient ainsi revêtir une fonction symbolique de ce qui ne peut être représenté, une sorte de carré blanc imposé par la censure. Les animaux véhiculent les valeurs qui leur sont attachées, le courage, la couardise, la fidélité… Les monstres suggèrent la transition entre les animaux et les hommes et ont eux aussi une valeur symbolique. La représentation humaine saisit le peuple au quotidien à travers des thèmes assez communs : le carnaval, la fête, les excès de toutes sortes symbolisés par les contorsionnistes à visage de singe. Le singe, emblème de la déformation que subit l’homme dans ses excès. Des excès qui font ressentir le peuple comme une masse réticente à l’ordre, une sorte de contrepouvoir aux diktats moraux de l’époque. Un peuple plein d’humour, perpétuant des rites païens et que l’art d’André Sulpice permet aujourd’hui de découvrir. Une sorte de miroir qui nous est tendu à travers le temps, sans doute une façon de nous renvoyer à nos propres démons. (Extrait d’un article de La Dépêche écrit en 2000)

J’aimerais connaître la signification de la tête de gauche, s’agit-il d’un précurseur de Mr Jekill & Mr Hide ? Mais que tient ce personnage aux dents carnassières dans la bouche ?

Miséricorde : Fou coiffé d’un bonnet d’âne
Ci-dessous : Délicieux gâteau au citron superbement présenté à Cordes, dans un restaurant donnant sur la place principale de la vieille ville désertée le soir par les touristes.
Vitraux d’Arnaud de Moles, né vers 1470 à Saint-Sever (Landes) et mort vers 1520. Ce maître-verrier a réalisé l’ensemble des 18 verrières de la cathédrale Sainte-Marie d’Auch, entre 1507 et 1513. A la charnière du Moyen-Age et de la Renaissance, il rompt avec les traditions, impose une vision nouvelle, tant par le style que par les thèmes choisis. Ses personnages sont humains, au point qu’on peut imaginer qu’il a pris des contemporains pour modèles. La qualité principale tient à sa maîtrise technique et à la richesse et à la profondeur de la couleur, qu’il obtient par des procédés inédits, comme l’utilisation de verres colorés minces, collés sur des verres incolores. Contrairement aux pratiques de son temps, il a laissé sa signature et la date sur ses vitraux.

Sur le retour, halte à Vic-Fezensac, en pleine fête Tempo Latino le 31 juillet ! Petite bête minuscule qui a sauté sur mon pantalon, elle paraît carapaçonnée et camouflée en feuille. Il s’agit d’un Membracide (Stictocephala bisonia), une étrange petite “Cigale” venue d’Amérique qui en compte plusieurs milliers d’espèces. Quatre seulement sont présentes en France où il a été introduit fortuitement au XIXe siècle. Tout en vert, c’est le Membracide bison, un tout petit insecte de 4-5 mm environ.

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