Les Causses – 8 Hameau du Villaret

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13 au samedi 19 avril 2014
Dimitri Marguerat accompagne en randonnée naturaliste Jean-François Gr., Viviane, Jacqueline, Françoise I., Margaitta, Jean-Louis et Cathy
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cP1340105Nous quittons Nîmes-le-Vieux pour nous rendre au centre du causse Méjean sur la commune de Hures-la-Parade, dans le hameau du Villaret où l’une des maisons encore en état est habitée par un responsable du parc naturel, tandis qu’une autre lui sert de bureau et de lieu d’accueil du public. Avant d’y arriver, nous apercevons en bordure de route de magnifiques adonis de printemps, jamais encore observés par Dimitri qui pile et gare la voiture, aussitôt imité par nos compagnons qui nous suivent. Cette plante de la famille des renonculacées, dangereuse car toutes ses parties sont toxiques, fleurit au début du printemps et sa fleur ne s’ouvre que si le temps est particulièrement ensoleillé, ce qui est le cas aujourd’hui. Elle contient des hétérosides affectant le système nerveux. Ces principes actifs lui attribuent des propriétés cardiotoniques. Elle sert de remède homéopathique, y compris à des fins vétérinaires. Les conditions exigées par l’Adonis sont les prairies sèches, maigres, sur substrat calcaire, avec des étés chauds, des hivers froids, des précipitations faibles. En France, elle ne pousse que sur les Grands Causses. Adonis vernalis est une espèce protégée, inscrite en annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES selon l’acronyme anglo-saxon) depuis 2000. En effet, il fait l’objet de commerce international en raison de son usage médicinal, au risque d’entraîner sa surexploitation et le recul de l’espèce. En outre, Adonis vernalis est inscrit sur la liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire français métropolitain, en annexe II. – Photos : Adonis de printemps – Ci-dessous : Maison du hameau du Villaret (Causse Méjean) –

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cP1340119Dans un enclos de pierres sèches, une maisonnette inhabitée parfaitement restaurée, porte béante, semble tout droit sortie d’un conte. Sa grande cheminée est surmontée d’une pierre pointue qui, en Aragon, était parfois sculptée en forme de personnage ou d’objet (croix) pour éloigner sorcières et mauvais esprits et dont les vertus magiques étaient révélées par son nom, “espantabrujas”(littéralement, ” épouvantail à sorcières”). Une autre est toute en courbes, les murs se poursuivent insensiblement en voûte pour soutenir le lourd toit de lauzes et son plan semble inspiré de la structure d’une chapelle romane au chevet semi-circulaire. cP1340113Comme au hameau de Gally, le toit très bas forme une vague qui surmonte la porte pourtant de petite dimension puisque Jean-Louis doit se baisser pour franchir le seuil et éviter de se cogner au linteau constitué d’un unique bloc de pierre. Un peu plus loin, au milieu de décombres, subsiste une voûte supportée par trois murs dont le plus court est exceptionnellement pourvu d’une petite ouverture carrée. L’emplacement de la porte est une ouverture en quartier d’orange, effilée et incurvée vers l’intérieur. Le côté opposé écroulé laisse apparaître la structure de l’édifice construit en pierres relativement plates accolées, l’ajustement se faisant à l’aide de pierres plus petites. Une citerne intérieure recueillait l’eau de pluie de la toiture, puisqu’elle n’est pas retenue sur ce plateau calcaire et s’enfonce dans le sol pour ne ressortir que dans les gorges, à des centaines de mètres plus bas. Dans les buissons butine un argus vert. Très haut dans un groupe de peupliers des corneilles noires ont confectionné trois nids. Un traquet motteux volète de place en place près du sol. Celui d’Europe regagne en septembre et octobre ses lieux d’hivernage jusqu’en Afrique équatoriale et il revient sur ses lieux de nidification européens à la fin du mois de mars et en avril. Plus étonnant, ceux d’Amérique du Nord et de Sibérie Orientale vont également hiverner en Afrique, parcourant pour cela de très grandes distances. Les traquets motteux du Canada et du Groenland se dirigent vers le sud-est jusqu’en Europe, puis bifurquent vers l’Afrique. En revanche, ceux d’Alaska franchissent le détroit de Bering et traversent ensuite toute l’Asie et l’Europe pour arriver sur leurs lieux d’hivernage. Ce petit oiseau peut voler trois jours sans se poser, soit 2500 km sans escale. Il consomme un gramme de graisse pour mille kilomètres parcourus. – Photos : Maison du hameau du Villaret – Gendarme (pyrrhocore – punaise rouge) sur un adonis de printemps –

cP1340169Nous sommes à proximité d’une réserve bien particulière. Avec le soutien du WWF et du Parc National des Cévennes a été créée en 1990 l’Association pour le cheval de Przewalski, TAKH, dans le but de reconstituer une population de ces chevaux destinés à être réintroduits pour vivre libres en Mongolie, terre de leurs ancêtres. Il s’agit du dernier cheval sauvage que personne n’a jamais réussi à monter régulièrement. Les derniers individus sauvages avaient disparu de Mongolie dans les années 1970. Un élevage en semi-liberté a été initié à partir d’individus vivant dans différents zoos. En 1993 et 1994 les onze premiers individus ont été installés sur cet espace de 300 hectares où les chevaux ont pu se reproduire et former un troupeau dans des conditions naturelles. En 2004 et 2005, 22 chevaux de la deuxième génération, née sur le causse Méjean, se sont envolés vers la Mongolie. Lorsque nous nous approchons de la clôture, deux d’entre eux broutent à bonne distance et les autres sont invisibles. cP1340144Contrairement au comportement des animaux d’élevage, ceux-ci ne cherchent absolument pas à s’approcher de nous. Un panneau indique : “Attention, le cheval de Przewalski est un animal sauvage. Plusieurs étalons adultes sont présents et défendront farouchement leurs poulains et leurs juments si vous vous en approchez. Ne pas pénétrer dans l’enclos. Ne pas s’approcher des chevaux ou leur donner à manger. Ne pas laisser les chiens pénétrer dans l’enclos. Les chevaux les attaquent. Les chevaux de Przewalski ne vivent plus à l’état sauvage depuis le milieu du siècle dernier. Notre élevage a pour but de les réaccoutumer à la vie sauvage afin de les réintroduire dans leur pays d’origine, la Mongolie. Ceci implique qu’ils doivent trouver leur nourriture par leurs propres moyens (un apport alimentaire leur est fourni si besoin est) et qu’ils ne doivent pas chercher le contact avec l’homme…” La problématique est un peu similaire à celle de la réintroduction des vautours, à cela près qu’ils ne s’entraînent pas à la vie sauvage sur le lieu où ils seront relâchés. Un carré d’herbe isolé par un haut grillage est mis en défens pour l’étude des plantes hors broutage. Un traquet motteux nous distrait un moment de notre contemplation des équidés. Une alouette effectue un vol sur place papillonnant, bientôt rejointe par une autre. – Photos : Cheval de Przewalski – Brebis (manech tête noire ou race caussenarde ?) –

cP1340125Le responsable du parc nous annonce qu’il n’est pas possible d’aller voir la harde avec un guide (cela ne se pratique qu’en été), ni de contourner seuls la clôture car nous aurions peu de chance de voir le reste des chevaux, ils stationnent trop loin. Nous partons donc au hameau voisin, Drigas, qui fait aussi partie de La Hures. Les gouttières des deux pans de toit d’une maison se rejoignent de façon à emplir d’eau un réservoir intérieur. Ici, quelques arbres fruitiers poussent dans les jardins. L’architecture est toujours la même, une voûte soutenant le lourd toit de lauzes, qui s’amenuisent souvent de la base au sommet. Un habitant expose sur son muret une collection de roches dolomitiques aux formes torturées et percées. Entre les marches d’un vieil escalier de pierres des herbes folles s’enracinent dans la moindre fente. Une grande roue de charrette à rayons, vernissée, est dressée contre un mur d’un haut porche voûté. Du lichen jaune envahit aussi bien la façade vétuste d’un appentis que les troncs et les branches des arbustes en pleine floraison. Une jasse ou chazelle de berger semble bien proche de l’écroulement, faute d’entretien, ses lauzes sont brisées en mille morceaux. Une coulée sous un grillage montre le passage régulier d’animaux dans l’herbe haute qu’ils ont couchée. Un renard marque sa présence d’une crotte déposée sur une pierre, de même qu’une fourmilière éventrée révèle celle d’un blaireau. Sur le causse dénudé à l’herbe rare couleur paille se dresse une dolomie qui dégouline de lichen jaune : c’est sûrement un perchoir apprécié des oiseaux. Sur l’immense étendue vallonnante du causse se détachent les plaques vertes des cultures, qui occupent surtout le creux des dolines. Par contre, les flancs de collines rocailleuses autrefois aménagés en terrasses bordées de murets ne sont plus exploités. – Photo : Une ouverture courbe pour la porte –

cP1340211Un abri pour le matériel ou le berger a été ménagé dans un clapas (grand tas de pierres extirpées du parcours). Dans un jeune bosquet aux arbres clairsemés dépassent de l’herbe les hautes tiges d’orchis sureau, les unes à fleurs jaunes, d’autres à fleurs violettes. Une rhinanthe à crête de coq arbore des fleurs déjà fanées. Nous découvrons un “pot” de blaireau, décidément bien présent. Le sol craque sous nos pas, il est couvert de petites plantes desséchées. cP1340194Les ombelles aux teintes douces de la valériane s’élèvent à bonne hauteur. Dimitri nous signale la présence de l’alouette des champs et de linottes, essentiellement granivores, qui doivent apprécier la culture du seigle (qui pousse sur les “ségalas”) dont le grain est récolté comme réserve hivernale de nourriture, sauf si la plante verte est donnée en pâture pour améliorer l’ordinaire. – Photos : L’arbre fruitier de Drigas est envahi de lichens – Soupente voûtée –

Délaissés, ignorés, les causses ont gardé une “authenticité” qui leur permet maintenant de répondre à d’autres besoins touristiques souvent désignés sous l’expression d’agrotourisme, qui ne trouvent guère réponse dans les circuits traditionnels : gîtes ruraux, chambres et tables d’hôtes, fermes auberges… Les premiers, les habitants de Hyelzas, un autre hameau de Hures la Parade sur le causse Méjean, ont transformé en réalité ce qui n’était à l’époque qu’une intuition, en articulant développement local et accueil. Depuis, d’autres ont suivi, notamment en zone protégée avec l’aide du parc national. Les hameaux du causse, restaurés et modernisés, s’ouvrent à des touristes ravis de séjourner au cœur des murs de pierre, d’échanger avec les exploitants agricoles, pour ensuite parcourir les paysages immenses. L’imaginaire a ainsi changé de camp… Voici le texte d’une intervention de Florence Pratlong, agricultrice, au colloque organisé par le Club cévenol les 27 et 28 mai 1994. cP1340164“Le village de Hyelzas comptait 13 habitants dans les années 60. Aujourd’hui nous sommes 50 dont 11 enfants de moins de 10 ans. L’une des raisons du développement de notre village est une bonne complémentarité entre les activités agricoles, agroalimentaires et touristiques. La population locale s’est posée la question du développement des activités touristiques et a bien compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir à s’orienter vers d’autres formes d’accueil. Mais dans le même temps, il restait important de conserver des activités agricoles qui correspondaient à la vocation première des agriculteurs. cP1340241Sur le village de Hyelzas, Armand Pratlong, alors président de l’association Le Méjean, décide en 1972 de retaper une vieille ferme et d’en faire un musée. L’idée était de montrer l’architecture particulière du causse, d’expliquer le mode de vie des “anciens”. Le passage des touristes permet de vendre quelques fromages, quelques produits du causse. Le tourisme a permis le démarrage d’une activité de vente qui s’est développée par la suite indépendamment du passage des touristes.” – Photos : Argus vert – Fleur ? –

Un hectare produit 30 à 40 quintaux de seigle, une brebis en consomme environ 200 grammes par jour pendant six mois, il lui en faut donc 36 kilos par hiver. Le Fédou (de l’occitan “fède”, brebis) est la fromagerie de Hyelzas. Créée en 1978, sa filière, de la brebis au fromage affiné, se trouve intégralement en zone de montagne. Son site Internet qui en fait la promotion met en avant le fait que chaque producteur de lait signe un cahier des charges qui vise à une production laitière de qualité (sans ensilage) en veillant au bien-être des brebis. Il pratique l’élevage extensif, soit 400 ha pour 280 brebis. L’un des fromages qui y est fabriqué est parfumé aux baies du genévrier cade qui attirent, à l’automne, des multitudes de grives (mauvis, draine et musicienne) lors de leur migration. Les brebis broutent sur les parcours de landes naturelles, caractérisées par une flore rase et aromatique (serpolet, luzerne sauvage, pâturin, sainfoin, lavande…). Pourtant, Margaitta, lors de nos pérégrination sur le causse, a reconnu près de la route plusieurs installations typiques d’élevages industriels d’animaux confinés à la bergerie et nourris artificiellement par des aliments conservés en silos. Peut-être ces fermes fournissent-elles la fromagerie de Roquefort, si elle est moins stricte sur le respect des conditions d’élevage traditionnel ?– Photo ci-dessous : Doline cultivée, terrasses de la colline en friche –

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cP1340225Dimitri se dirige un peu au jugé pour nous emmener voir l’enceinte protohistorique de la Rode située à une demi-heure à pied de Drigas. En voici l’histoire. “Au début de l’âge du fer (VIIIe siècle avant J.-C.), un essor démographique pousse les “celtes des tumulus” à s’installer de manière permanente sur la totalité des grands causses. Ce sont d’abord les rebords des plateaux qui se hérissent de “cap barrés” ou “éperons barrés”, simples murs de pierre sèche barrant l’accès à un promontoire rocheux naturellement défendu sur au moins deux côtés. Puis, à partir du VIe siècle avant J.-C., des ouvrages défensifs plus élaborés sont édifiés sur les plateaux. Ils nécessitent la construction d’une muraille complètement fermée qui demande beaucoup plus de travail, mais permettent en revanche de choisir les sites d’implantation en fonction de leurs différentes qualité stratégiques ou logistiques. Ce sont les “enceintes protohistoriques”. Trois sont connues à ce jour sur le Causse Méjean : le Tourel à Mas Saint Chély, le Mont Buisson, et la Rode à Hures où nous nous rendons. Indifféremment appelée enceinte de Drigas, de Hures ou du Buffre, elle est la plus belle des enceintes protohistoriques du Causse Méjean. Située entre les hameaux du Buffre et de Drigas, elle occupe tout le sommet d’une vaste colline de 1107 m d’altitude du haut de laquelle la vue porte dans toutes les directions, vers l’Aubrac, le mont Lozère, l’Aigoual… Le choix du site est facilement compréhensible !” – Photo : Orchis sureau jaune (?) –

cP1340223“Plusieurs autres raisons l’expliquent : au col tout proche, à quelques centaines de mètres à l’ouest, passe une branche d’une draille (chemin de transhumance) sans doute très anciennement empruntée. Par ailleurs, une source existe au pied de la colline, en direction du Buffre. L’enceinte date de l’âge du fer, plus exactement de la période de la Tène, probablement du VIe siècle avant J.-C. A cette époque, la forêt caussenarde a déjà nettement régressé sous l’action des éleveurs qui privilégient la présence de pâturages. Le rempart, de plan elliptique, mesure 150 mètres sur 100. Il entoure totalement une surface de plus d’un hectare, presque parfaitement plane, légèrement bombée en son centre. Le mur d’origine était vertical et devait mesurer environ 4 m de haut. Il était construit en pierres sèches selon une technique et avec des matériaux assez rudimentaires : deux parement sont montés par empilement de pierres ne présentant pas de cohérence de taille ni de forme. L’espace entre les deux parements est ensuite rempli de pierres (un sondage en partie ouest du site permet d’observer la structure d’un parement). Ce style d’appareillage, fragile, n’a pas résisté au temps. Les pierres issues des effondrements successifs du sommet du mur ont progressivement noyé la base dans un cône d’éboulis qui a ensuite protégé ce qui restait des parements. L’actuel talus d’éboulis fait plus de 2 m de haut, et jusqu’à 8 mètres de large ! Un fossé entourait le mur pour en renforcer l’efficacité. Il est encore visible en de nombreux endroits du site (notamment au nord ouest), sous la forme d’un bourrelet de terre qui court à 2 ou 3 mètres de la base de la muraille. Deux portes s’ouvrent dans la muraille : la principale, au sud-ouest, matérialisée par un point bas dans le talus d’éboulis et la trace d’un chemin qui part en direction du col, et une autre, très étroite, vers le nord.” – Photos : En chemin, “jasse”ou “chazelle” (petite construction voûtée qui servait d’abri aux bergers) ici ménagée dans les “clapas” (grands tas de pierres extirpées des parcours) – Ci-dessous : L’enceinte protohistorique de La Rode à Hures La Parade-

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cP1340248“Des maisons d’habitation de forme rectangulaire étaient établies à même le rocher et s’appuyaient contre la muraille, côté intérieur. Des sondages ont permis de découvrir une structure d’habitats avec un foyer constitué d’une surface d’argile damée, de la céramique, des reliefs de repas, dont une quantité impressionnante de restes de cheval. Le mobilier qui y a été recueilli est caractéristique de la fin du Premier Age du Fer et de l’époque de la Tène. L’occupation du site serait continue du VIe au 1er siècle avant J.-C., mais s’est probablement prolongée durant la période gallo-romaine car une monnaie romaine du IIIe siècle y a été découverte (signalée par Martel). La partie centrale de l’enceinte est restée libre de constructions, probablement pour accueillir les troupeaux. Les clapas (grands tas de pierres dus à l’épierrement des parcours) qui l’occupent aujourd’hui sont probablement de facture plus récente. Au sud-ouest de cette enceinte, un groupe de tumuli constituait probablement l’une des zones d’inhumation des personnes vivant là. En principe, les inhumations se faisaient toujours à l’extérieur des enceintes.” – Photo : Ampleur des décombres du mur d’enceinte –

cP1340284Alors que nous revenons en effectuant un circuit, coupant à travers le causse, nous découvrons l’aven des Crouzettes, impressionnant par ses dimensions. Ce trou mesure 18 à 22m de diamètre. Le fond est tapissé de végétation avec des arbustes plutôt grands. Les parois de la cavité abritent des nids de corbeaux qui se manifestent dans le ciel lorsque l’on en parcourt les abords. cP1340293Nous voyons aussi des craves et un faucon crécerelle. Nous faisons le tour du gouffre en longeant la clôture de barbelés et découvrons à la jumelle plusieurs nids, l’un contenant trois oisillons en train de dormir, gros et dodus, pourvus d’un bec énorme : ce sont des grands corbeaux. Il y a également un nid de faucon crécerelle dans une anfractuosité, l’un avec une traînée ancienne, l’autre récente qui révèle peut-être la présence d’un nid de craves, invisible depuis notre position élevée. Le couple de corbeaux n’est pas très content de notre présence, mais ils savent que leurs petits sont en sécurité, nous ne risquons pas de provoquer leur abandon. Effectivement, lorsque nous repartirons, nous les verrons s’envoler d’un arbre où ils s’étaient perchés pour nous surveiller et rejoindre la nichée à tire d’aile. Sur l’étendue steppique volètent un traquet motteux, un tarier pâtre. Dans un prunellier se faufile une huppe fasciée. Plus loin, c’est un verdier d’Europe, puis un chardonneret qui picorent dans l’herbe sèche, et encore une perdrix rouge et un pic épeiche. – Photos : L’aven des Crouzettes – Grand corbeau énervé – Ci-dessous : Nids de grands corbeaux, de faucons crécerelles et de craves –

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