Les Causses – 9 Saint-Chély du Tarn

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13 au samedi 19 avril 2014
Dimitri Marguerat accompagne en randonnée naturaliste Jean-François Gr., Viviane, Jacqueline, Françoise I., Margaitta, Jean-Louis et Cathy
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C’est déjà le dernier jour. Pour clôturer en beauté nos balades, Dimitri nous emmène à Saint-Chély du Tarn, petit village de la commune de Sainte-Enimie, qui est le point de départ vers Hauterives. Nous allons marcher cette fois au fond de la gorge, ce qui ne signifie pas moins de dénivelé que sur le causse ou la corniche, au contraire, puisqu’il nous faudra monter et descendre sans cesse car le Tarn a creusé son lit dans la roche et sa rive gauche parfois s’élargit, parfois se resserre, le sentier descendant sur la berge et remontant pour contourner la falaise dénudée par le courant. Juste en franchissant le pont, nous apercevons sur notre droite des rayons de cire suspendus à la paroi légèrement en dévers, un peu à l’abri de la pluie. Personne ne viendra voler le miel de ces abeilles ! Le site est superbe. Une fauvette à tête noire pépie dans un arbre. Dimitri nous fait remarquer la pierre utilisée pour la construction : c’est du tuf, formé dans les cascades par précipitation du calcium sur la végétation. Il a la porosité de l’éponge ou de la pierre ponce, sa formation est rapide (à l’inverse de la stalactite) et sa portance est équivalente à celle du calcaire formé au fond des mers. Par contre, il se scie facilement, ce qui explique son emploi fréquent dans l’architecture. Un restaurant affiche le plat du jour que je note, car c’est justement le menu local que nous a concocté Stéphanie, notre logeuse : saucisse et aligot. Son mari lui a porté la grosse marmite qu’il a déposée sur une console au milieu de la salle à manger. Plongeant la cuillère dans la pâte onctueuse, elle la relevait bien haut et Sylvain coupait aux ciseaux le ruban élastique pour en détacher une portion qui était déposée dans une assiette. Ensuite, chacun se servait une saucisse en accompagnement. Elle nous en a expliqué la recette : pommes de terre écrasées en purée avec du beurre, de la crème fraîche, de l’ail pilé, très peu de sel et du poivre. Ensuite, elle a incorporé de la tomme fraîche d’Auvergne en fines lamelles dans la casserole sur la gazinière à feu doux, tout en mélangeant pendant au moins 15 min, en battant la masse avec une grande cuillère en bois, en formant des “huit”, et en la soulevant jusqu’à obtenir une pâte lisse qui se détache des parois de la casserole et qui file. Un régal consistant, on va dire ! – Photos : Saint-Chély du Tarn – Rayons de cire –

Dimitri se baisse pour cueillir de la chélidoine, une plante à fleurs jaune vif dont le latex, jaune également, toxique, servait à brûler les verrues. Elle contient un alcaloïde, la coptisine, qui a des propriétés antimitotiques (qui s’oppose à la multiplication cellulaire), et d’autres alcaloïdes qui sont bactéricides. Elle est de la famille du pavot et du coquelicot, elle pousse sur le calcaire et elle est considérée comme un indicateur de la présence d’azote dans le sol. Dans un arbre se cache un petit nid de pinson camouflé par du lichen. Juste au-dessus se trouve un nid plus important de merle qui a apporté de la terre pour cimenter les parois intérieures, recouvrant l’extérieur de la coupelle de mousse, omniprésente sur ce versant ombragé. Les fougères abondent, on en distingue trois espèces, dont le cétérach officinal, à feuilles persistantes découpées en lobes et qui forment des rosettes denses. Adaptée à la sécheresse (les feuilles s’enroulent et exposent les écailles de leur face inférieure qui limitent l’évapotranspiration), c’est une plante commune des rochers et vieux murs calcaires. Cette plante a été utilisée à des fins médicinales pour ses propriétés pectorales. A ses côtés poussent la capillaire noire et le polypode. Le polypode commun est aussi appelé réglisse des bois ou réglisse sauvage, car son rhizome au goût amer et sucré était utilisé autrefois pour aromatiser des confiseries comme le nougat. Une saponine, l’osladine, au pouvoir sucrant intense (plus de 500 fois celui du sucre de saccharose), a été découvert dans le rhizome en 1971. Depuis environ 2000 ans, le rhizome séché est utilisé comme vermifuge, cholagogue, laxatif et expectorant. – Photos : Nid de frelon d’Europe- Cétérach officinal –

Nous reconnaissons l’allure caractéristique de chênes têtards exploités à proximité du sentier muletier pour transporter plus aisément les fagots. Les rives boisées hébergent une multitude d’oiseaux, la mésange charbonnière, la fauvette à tête noire, le rouge-gorge, le roitelet triple bandeau, le pinson des arbres, la grive musicienne, le merle, le troglodyte mignon, l’accenteur mouchet… C’est un véritable festival ! Le tilleul est aussi taillé en têtard. Cette coupe favorise la multiplication des graines, fruits, glands, châtaignes, faînes… à cause du stress infligé à l’arbre. Je remarque les graines accrochées par un pédoncule au milieu de la nervure centrale de la samare en forme de feuille allongée, exceptionnellement symétrique, à la teinte fanée, brunâtre, qui se détachera et planera pour les emporter loin de l’ombre meurtrière de l’arbre-parent. Un couple de mésanges bleues fait des aller-retours pour nourrir les oisillons nichés dans le creux d’un arbre. En marge du chemin gisent trois crottes de renard contenant des baies rouges ou brunes. Les buissons de buis ont bien du mal à dégager leurs tiges feuillues de la gangue épaisse de mousse. De loin en loin, le versant s’illumine grâce aux buissons de faux cytise à longues grappes jaune vif (Chamaecytisus elongatus), très rare en France. En Cévennes, il se localise en bordure de ruisseaux du versant sud du mont Lozère et dans les gorges du Tarn où il résiste aux grandes crues sans trop de dommages. Bien plus haut, j’aperçois un gros nid de frelons d’Europe suspendu à une corniche de la falaise, de forme globulaire, contrairement à celui du frelon asiatique, plus ovale. Les craves et les choucas des tours franchissent la gorge. Dimitri repère des poussins de choucas des tours nichant dans la falaise. Si la nourriture vient à manquer, le ou les plus faibles risquent de se faire manger par les aînés. Une platanthère à deux feuilles, orchidée qui peut être confondue avec l’orchis verdâtre, sera en fleur dans un mois. Un faucon crécerelle fait du sur-place pour mieux guetter ses proies. Il devrait son nom au cri aigu par lequel il annonce sa venue, comme le faisaient au Moyen-Age les lépreux et les pestiférés en tournant la crécelle. On remarque sa nuque grise lorsqu’il reprend son vol direct. Une feuille est creusée par une mineuse, dont on suit le parcours depuis le point de départ où l’œuf a éclos jusqu’à ce que la chenille ou la larve sorte de la feuille. Elle creuse entre les deux épidermes du limbe des galeries, appelées mines, dont la géométrie (linéaire, ramifiée, en spirale, etc.) et la disposition du “frass” (excréments et vermoulure) permettent en général une détermination précise du phytophage. L’excavation s’élargit au fur et à mesure de sa croissance. De très nombreuses espèces ont ce comportement, lépidoptères (papillons), hyménoptères (famille dont font partie les abeilles, guêpes), diptères (mouches). – Photos : Saint-Chély du Tarn – Graines de tilleul accrochées à leur samare – Une feuille minée – Faux cytise – Ci-dessous : Ail des ours encore en bouton ? –

Un pic épeiche tambourine. Les pics ne possèdent pas de chant au sens strict. Ils marquent leur territoire au printemps par le «tambourinage» : l’oiseau (mâle ou femelle) choisit une branche ou un tronc sec faisant office de caisse de résonance qu’il frappe violemment du bec en séries accélérées. Le bruit produit peut être très puissant selon les espèces. Cette activité est maximale de mi-mars à mi-avril, mais débute souvent plus tôt. Chaque espèce de pic tambourine selon un rythme, une puissance et une durée qui lui sont propres : le pic épeiche frappe 6 à 12 coups en moins d’une seconde; le pic épeichette et le pic noir ont un tambourinage beaucoup plus long, plutôt faible pour le premier, mais qui porte jusqu’à un kilomètre pour le second. Le tambourinage ne doit pas être confondu avec le martèlement émis lorsque le pic travaille un tronc ou une branche à la recherche de nourriture ou pour forer sa loge : ce bruit est irrégulier et beaucoup moins puissant que le tambourinage. On peut l’entendre toute l’année. Le concert intermittent des oiseaux s’élève sur un fond continu de coassements de grenouilles. Nous arrivons chez nos amis les castors. Une famille habite sur cette berge et fait de beaux dégâts en cette saison printanière pour nourrir les petits. Nous nous rendons compte de la taille du couple à la hauteur des arbres écorcés depuis la base sur près d’un mètre. L’un d’eux, au diamètre imposant et d’au moins 25 mètres de hauteur, ce qui en dit long sur son âge vénérable, a été rongé sur toute sa circonférence : il est probablement condamné à mort, puisque le circuit de la sève est interrompu entre les racines et la cime. Le castor peut marcher debout en portant son petit. Une coulée a été tracée dans un parterre d’anémones sylvie. Des branches ou jeunes arbres sectionnés ont leur extrémité taillée en pointe de crayon. – Photos : Gorge du Tarn – Base d’un tronc écorcée par un castor –

Le régime alimentaire du castor au printemps et en été est composé de plantes herbacées, feuilles et rameaux. Il ronge surtout les peupliers, saules, aulnes et trembles, soit les espèces qui poussent en bordure du cours d’eau. Il peut couper des arbres de 20 cm de diamètre et plus, mais le plus souvent, ceux-ci mesurent de 3 à 8 cm de diamètre. Il s’éloigne assez peu de l’eau pour abattre des arbres. Contrairement à ce que nous pourrions croire, son action favorise le maintien de la berge en obligeant les arbres à fabriquer des rejets, multipliant ainsi les racines. Grâce à la puissance de ses incisives à croissance continue, il abat des arbres entiers et débite les branches qu’il consomme sur place ou qu’il transporte et accumule sous l’eau (en les maintenant par des pierres), dès l’automne, près de la hutte et du barrage qu’il a construits. Ainsi, il se constitue des réserves qui lui dureront plusieurs semaines. Le barrage permet d’assurer une profondeur d’eau suffisante pour maintenir l’entrée de la hutte sous le niveau d’eau. Parfois, lorsque la configuration de la berge le permet, le castor, au lieu d’édifier des huttes (constructions pouvant atteindre 2 mètres de hauteur), creuse un terrier dont l’entrée est toujours immergée et dont les galeries peuvent atteindre 10 mètres de longueur. Ici, il n’a pas besoin de construire de barrages. C’est un animal nocturne, nous n’avons aucune chance de le voir en journée. – Photos : Jeune tronc écorcé à la base et sectionné par un castor – Ci-dessous : Truite fario ? –

Dans les eaux transparentes nagent placidement d’assez gros poissons. Je lis que, sur le plan halieutique, le Tarn est l’une des plus belles rivières d’Europe. Vif dans les courants de la haute vallée, le comportement de la truite devient moins impétueux en aval, dans des eaux plus calmes, mais prend de la puissance en même temps que le poisson grossit dans un milieu plus riche en faune aquatique et en calcium. Sont aussi présents des petits cyprinidés d’eau vive (vairons, goujons, chabots). En aval du barrage de la Vernède on trouve de très gros barbeaux méditerranéens, des vandoises, des chevesnes ainsi que des sièges (aubours) envahissants dans le bas des gorges. Le Tarn est classé en première catégorie (pour la pêche) sur la totalité de son cours lozérien. Un cincle plongeur guette sur une pierre avant de plonger et marcher au fond de l’eau sur le lit en quête de larves et de petits poissons. Dans la terre humide de la berge des sangliers ont creusé leurs bauges. Le lis martagon n’est pas encore en fleur. L’hellébore aux curieuses inflorescences vertes aime cette ambiance fraîche. Nous découvrons pour la première fois la lathrée écailleuse qui pousse essentiellement en ripisylve (corridor boisé le long des cours d’eau), au pied d’aulnes, de noisetiers ou de peupliers aux dépens desquels elle se nourrit. C’est une plante sans chlorophylle entièrement rose pâle ou violacée, nos exemplaires tendant même vers une couleur crème à jaune pâle. Elle puise son alimentation à l’aide de suçoirs plantés dans les racines de ses arbres hôtes. Cette curieuse plante parasite mesure de 5 à 15 cm de haut. Sa tige est pourvue d’une rangée de fleurs discrètes alternant avec des écailles. Elle fait partie de la famille des Orobanchacées, famille composée uniquement d’espèces parasites, comme l’orobanche du genêt. La lathrée écailleuse fleurit dès le mois de mars et jusqu’à la fin avril. Les pêcheurs ou chercheurs de champignons ont une chance de la rencontrer émergeant de la litière propice aux morilles… Elle est assez rare en France, elle est même protégée dans plusieurs régions (Centre, Ile-de-France, Picardie, PACA, Pays- de-Loire, Haute-Normandie, Limousin). En Cévennes, elle est rare sur le versant méditerranéen mais semble plus commune sur le versant atlantique, notamment sur les rives du Tarn ou du Tarnon. – Photos : Lathrée écailleuse –

Nous entendons la mésange nonette, une corneille noire et de nouveau le tambourinement du pic épeiche pendant que nous observons la loge d’un pic épeichette en cours d’élaboration : elle n’a pas encore sa forme coudée, il n’y a donc pas encore d’œufs à l’intérieur. Ces oiseaux n’utilisent qu’une fois leur loge qui est ensuite “squattée” par d’autres espèces. Le pic épeiche communique, car il tape très rapidement sur un bois creux qui fait caisse de résonance pour le son qui est encore amplifié par la falaise. C’est une façon de marquer son territoire. Du coup, son bec s’use très vite, mais heureusement, la corne de son bec pousse également plus vite que la moyenne (de même que nos ongles). Jean-Luc Gonzalez, surnommé Bijou, membre du Fonds d’Intervention pour les rapaces, avait amené un jour à Dimitri un pic vert écrasé et dont la langue était déroulée : elle fait normalement le tour de la tête pour amortir les chocs. Voici comment se déroule les préparatifs à la reproduction chez les oiseaux. Premièrement, le mâle choisit son territoire. Il chante ou tambourine (selon l’espèce). Deuxièmement, la femelle choisit parmi les mâles qui paradent et montrent leur puissance, gage d’une bonne descendance. Troisièmement, le couple démarre la reproduction, mais le mâle chante toujours pour délimiter son territoire et protéger la nourriture qui s’y trouve. Ainsi, la superficie du territoire peut varier en fonction des ressources disponibles. Il chante jusqu’à l’envol des poussins, mais jamais à proximité du nid, pour ne pas révéler son emplacement. Pendant ces explications, un pouillot de Bonelli chante, justement. Dimitri reprend : le troglodyte est polygame, il prépare un nid grossier qui est achevé par la femelle. Ensuite, le mâle construit un nouveau nid pour une autre femelle. La répartition des oiseaux s’effectue ainsi à la voix de façon mouvante et fluctuante, en fonction de la ressource. En revanche, un renard balise visuellement et olfactivement son territoire avec ses crottes et son urine, le territoire variant pareillement en fonction des ressources alimentaires. Cette règle est valable pour de nombreux animaux, à l’exception par exemple du vautour fauve qui vit en colonie, indispensable à sa survie. Lorsqu’un individu aperçoit une charogne, tous se précipitent pour la consommer. – Photos : Trous et loges de pics – Canoë sur le Tarn –

Un nid d’écureuil est aménagé entre des branches. Un pouillot émet son cri. Nous observons une mélite à feuilles de mélisse, un sceau de Salomon, une vesce butinée par une aurore. Un renard a mangé des baies de lierre, de genévrier, d’églantier. Un martinet à ventre blanc sillonne le ciel. D’une envergure supérieure à 50 cm, il est plus grand que le milan noir. Cet oiseau peut rester jusqu’à 200 jours et nuits en l’air sans jamais se poser. Une équipe suisse qui a posé une balise sur un individu pense que cet oiseau n’a tout simplement pas besoin de dormir, et que c’est une erreur de dire que son cerveau se repose par moitié ou qu’il a un sommeil fragmenté d’une durée de quelques secondes qui se renouvelle périodiquement. On le trouve essentiellement dans les zones montagneuses de la partie méridionale de l’Europe jusqu’en Turquie en période de nidification, puis il migre en septembre en Afrique tropicale. Des vacanciers passent en canoës de couleur vive. Dans la falaise en face, nous voyons une grande maison troglodytique en bon état de conservation. Elle occupe presque tout l’espace d’une grande grotte à mi-hauteur de la falaise, moins escarpée à cet endroit. Le jardin qui semble en friche descend en terrasses maintenues par des murets. Notre chemin longe maintenant des terrasses autrefois cultivées en vergers dont de nombreux arbres ont péri, apparemment des amandiers dont il ne demeure que des troncs dénudés. Par terre, des crottes font penser au mouflon, puisqu’il n’y a aucun élevage dans les parages. Un faucon crécerelle passe en criant. Le laser de France dresse ses longues tiges raides surmontées d’ombelles blanches. Un coucou chante dans les arbres en contrebas. Une ophrys arbore de jolies fleurs rose pâle et blanc rosé. Les orchidées, c’est compliqué, il n’est pas toujours évident de déterminer l’espèce et on n’est jamais sûr de ne pas se tromper. – Photos : Le repas du castor – Labiée – Loge de pic épeichette en cours d’élaboration –

Depuis le début du parcours, nous admirons ces gorges, les bandes grises, ocres ou claires des falaises, la végétation qui s’accroche dès que la pente est moindre, les nuances reflétées par la rivière, du vert profond en passant par le roux jusqu’au blanc éblouissant du sable des petites plages. La route sur l’autre rive est peu fréquentée en cette saison, nous suivons donc ce sentier aux odeurs capiteuses de buis ou d’humus, de sucs exacerbés par le soleil ou de mousses gorgées d’humidité en écoutant la brise dans le feuillage, les oiseaux ou les insectes. Certes, les montées nous font transpirer, mais nous sommes ensuite récompensés par le panorama qui s’offre à nous dès que la forêt s’éclaircit. Nous approchons du village d’Hauterives. Le cri du pic noir retentit. Un pigeon bizet ou colombin niche dans la paroi rocheuse et roucoule de temps à autre. Dans un méandre de la rivière, nous voyons à travers les feuillages le château de la Caze dont la construction remonte au XVe siècle. Voulue par Soubeyrane Alamand et Guillaume de Montclar, cette maison forte est financée en grande partie par l’oncle de Soubeyrane, François Alamand, prieur au monastère de Sainte-Énimie et prévôt de la cathédrale de Mende. A la Révolution française, le château est utilisé comme prison. Au cours du XXe siècle, il est transformé en hôtel de luxe et en 1988, il est inscrit au patrimoine des bâtiments historiques. En 2011, il a changé de propriétaire qui a fait d’importants aménagements. A l’extrémité du parc, un cercle délimite la piste d’atterrissage d’hélicoptère pour les clients fortunés et pressés. Poursuivant notre chemin, nous pique-niquons sur une terrasse abandonnée, face à la gorge qui s’est élargie sur l’autre rive. Juste avant de repartir, le pic noir vient se percher près de sa loge sur un grand tronc dénudé qui se dresse sur notre rive juste en contrebas de notre poste d’observation. Comme celui que nous avions observé à Ondres, l’oiseau se poste d’abord derrière le tronc, surveillant soigneusement les alentours, avant de le contourner pour recommencer le même manège au bord de la loge, jusqu’à ce qu’il se décide à nourrir les oisillons invisibles, cachés au fond de la cavité. – Photos ci-dessous : Château de la Caze – La falaise au-dessus du château – Chenille – Vesce – Pic noir – Benne-Boîte aux lettres du village de Hauterives –

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