Larla depuis Bidarray

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29 mars 2015
Pascal, Cathy

Après la découverte de la forêt vierge du Costa Rica, retour au Pays basque dont la nature nous paraît bien pauvre et bien terne en comparaison. Les arbres dénudés, deux à trois fois moins grands que leurs homologues sous les Tropiques, ont pour seules épiphytes la mousse et le lichen et, en guise de liane, le lierre collé à l’écorce. La diversité végétale du sous-bois est aussi bien moindre et sa croissance moins exubérante, mais bon, il faut se contenter de ce que l’on a à proximité, l’Amérique est trop loin pour aller s’y promener l’espace d’un dimanche après-midi… – Photo ci-dessus : Sur les flancs du Larla au-dessus de Baïgorri –

Pendant nos quinze jours d’absence, il a beaucoup plu, et après un peu de répit lors de notre retour au bercail, les nuages sont revenus. Nous ne risquons pas d’être en manque d’eau ici, et cela plaît bien aux asphodèles dont les bouquets de feuilles vernissées commencent à percer un peu partout à travers le sol détrempé. Quelques unes arborent déjà leurs tiges élancées terminées par un long bouton qui découvrira bientôt une à une les fleurs blanches en gestation. Pascal et moi faisons travailler notre mémoire. Au cours des nombreuses balades avec Dimitri Marguerat, lorsqu’il était guide naturaliste pour le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) de St Etienne de Baïgorry, nous avions appris à nommer toutes ces plantes printanières. L’une d’elles nous donne du fil à retordre et Pascal se résigne à en envoyer la photo à sa soeur en Charente, plus calée que nous et qui envoie la réponse par retour : c’est l’euphorbe ! Pourtant, nous avons rencontré maintes fois cette grande famille de plantes qui compte quelque 2300 espèces, y compris quelques exemplaires bien caractéristiques en Corse et (je l’avais bien noté) à Tenerife. Dans nos régions tempérées, on reconnaît en général les euphorbes à leurs inflorescences vert jaunâtre disposées en ombelles, ne possédant ni sépales ni pétales. Ces cyathes sont formés d’un involucre simulant un calice qui contient des glandes de nectar et les fleurs proprement dites, mâles et femelles. Toutes les Euphorbiaceae sont des plantes toxiques, elles possèdent un latex toxique en ingestion, moyennement irritant pour la peau mais dangereux au contact des muqueuses, notamment les yeux. La toxicité est également dans les graines, pourtant utilisées autrefois comme purgatif. Le latex est différent de la sève. Celle-ci assure la distribution de l’eau, des sels minéraux ou des sucres alors que le latex est plutôt impliqué dans les mécanismes naturels de défense de la plante. Il circule dans un réseau distinct de vaisseaux : les canaux laticifères. Comme la résine, il suinte lors d’une éventuelle blessure et forme en séchant une barrière protectrice. Je ne pense pas que l’espèce qui pousse à Bidarray sur les flancs du Larla soit l’Euphorbe réveille-matin ou Petite Éclaire (Euphorbia helioscopia) dont le qualificatif Helioscopia, dérivé du grec et signifiant “qui regarde le soleil”, fait allusion à l’ombelle qui se déploie tôt le matin, face au soleil, d’où, aussi, son nom vernaculaire de réveil-matin. Dans le cas présent, il s’agit plus probablement de l’euphorbe d’Irlande (Euphorbia hyberna), qui est aussi une espèce herbacée. – Photos : Asphodèle – Euphorbe à côté d’une digitale pourpre –

Comme dans mon jardin, les primevères illuminent les versants et forment de véritables colonies par endroits. Elles sont pareillement associées aux ficaires, d’un jaune plus soutenu. Malgré la timidité du soleil dont les rayons s’infiltrent de temps à autre par les interstices entre les nuages, elles épanouissent leurs fleurs qu’elles refermeront ce soir. Des violettes, plus rares, se font discrètes entre les brins d’herbe et les feuilles mortes. En dépit de leur petite taille, les Viola sont les plantes hôtes des chenilles de nombreux papillons.

Au détour du sentier une couleur bleue intense attire notre attention. Pascal n’hésite pas, il s’agit d’une Pulmonaire, ainsi nommée car les feuilles, la racine ou le thalle ont une forme plus ou moins évidente de poumon. Il s’agit sans doute de la Pulmonaire semblable (Pulmonaria affinis), reconnaissable à ses feuilles vertes maculées de blanc et à ses petites fleurs en entonnoir, qui passent du rose au bleu à mesure qu’elles se développent. Assez localisée, on la rencontre dans les Pyrénées et le Massif central, plus rarement dans les Alpes méridionales.

A mon tour de me remémorer un nom (après beaucoup d’efforts et presque en fin de balade), l’hellébore ! Nous voyons plus précisément l’ellébore ou hellébore vert (Helleborus viridis), sous-espèce occidentalis que l’on rencontre dans les Pyrénées et les Monts Cantabriques jusqu’à 1800 m d’altitude. C’est surtout une plante des forêts, qui n’aime pas les situations trop ensoleillées. Les feuilles basales fortement dentées et légèrement palmées ont 7 à 13 segments. Elles sont non persistantes, fanent durant l’été et se dessèchent en automne. Pendant longtemps, l’hellébore vert a été cultivé comme plante médicinale et vétérinaire dans les jardins et les monastères. Les graines pourvues d’un éléosome sont dispersées par les fourmis, très friandes de cet appendice, et la plante s’est ainsi progressivement naturalisée de proche en proche. – Photos : Pulmonaire semblable – Ci-dessous : Borde au toit restauré –

Alors que nous nous apprêtons à pique-niquer dans le sous-bois en contrebas d’une bergerie, des cris rauques attirent l’attention de Pascal. Nous finissons par remarquer le manège des vautours qui descendent après quelques spirales serrées derrière un repli de terrain. Un corbeau (ou une corneille ?) très affairé jaillit à toute vitesse en sens inverse, passant si proche de nous que nous entendons très nettement le battement de ses ailes qui brassent énergiquement l’air. Un peu plus tard, il retourne sur le charnier, toujours aussi pressé. Est-il allé nourrir un petit au nid, ou bien la femelle qui couve ? Reprenant notre promenade, nous remarquons au sommet d’une falaise des silhouettes sombres. Ce sont des vautours qui s’envolent avant que nous ayons eu le temps de pointer nos jumelles. Ils étaient manifestement sur un reposoir, reconnaissable aux larges taches blanches de fiente, mais en regardant plus attentivement, nous découvrons que c’est aussi un nichoir, un oiseau est en train de couver sur la plateforme la plus basse pourtant peu à l’abri de prédateurs éventuels. Dommage que nous n’ayons pas la longue-vue pour l’observer de loin sans déranger. Nous longeons des talus tapissés d’hépatiques trilobées dont la couleur des fleurs varie du blanc au bleu pâle, en passant par le rose. C’est la deuxième plante dont le nom rappelle une partie du corps humain. Pascal en reconnaît une troisième, la digitale, dont seules les feuilles s’épanouissent en ce début de printemps. Très toxiques, on peut en extraire la digitaline qui a des propriétés tonicardiaques. – Photos : Reposoir à vautours – Digitale pourpre –

Comme son cousin américain, le troglodite chante avec vigueur, en dépit de sa petite taille. Un “compteur d’écus” (le pouillot véloce) fait entendre son chant alterné sur deux tons. Un grimpereau escalade les troncs et les branches en virtuose. Seul le chant permet de distinguer s’il s’agit du grimpereau des jardins ou du grimpereau des bois. Pascal reste dans l’expectative et a du mal à le déterminer. Nous tentons de suivre du regard les mésanges bleues et charbonnières. Voici ce qu’en dit le site de oiseaux.net. “En hiver, les mésanges bleues chassent sans discontinuer les oeufs et les larves d’insectes (coléoptères, chenilles, mouches, punaises, pucerons) qu’elle complètent avec des graines d’oléagineux. Elles ont une façon particulière de prélever leur nourriture. Elles se laissent pendre à l’extrémité d’une brindille au sommet d’un arbre, souvent la tête en bas, et débarrassent la végétation des insectes parasites (surtout oeufs et larves). Lorsqu’elles en ont terminé avec une brindille, elles s’installent sur la suivante avec des mouvements de balancier caractéristiques, et poursuivent leur œuvre utile. Les mésanges bleues sont des collaboratrices de premier rang pour les arboriculteurs et les sylviculteurs. Au printemps et en été, la mésange bleue examine parfois les chatons des saules, les fleurs de groseilliers à maquereau et ordinaires, et d’autres espèces dont elle apprécie le nectar. Elle peut causer des dégâts aux bourgeons et aux fruits mûrs, mais cela est largement compensé par sa consommation d’insectes. La mésange charbonnière, la mésange nonnette et la mésange bleue peuvent cohabiter dans la même forêt. Afin d’éviter la concurrence, chaque espèce cherche dans des endroits différents : la charbonnière dans la partie inférieure des arbres, la nonnette parmi les branches médianes et la mésange bleue dans la cime des arbres et à l’extrémité des branches.” Comme on peut l’imaginer, des oiseaux aussi remuants sont bien difficiles à photographier, de même que le troglodite et le pouillot véloce qui explorent la végétation basse. – Photos : Les ruisseaux s’écoulent en cascade et traversent les chemins qu’il faut franchir à gué – Ci-dessous : Un paysage aux couleurs estompées, à l’exception des pâturages à l’herbe d’un vert éclatant –

Pour faire une boucle au lieu d’un simple aller-retour, nous ouvrons des portails flambant neufs et traversons des pâturages sous le regard étonné de brebis à la belle toison abondante qui ne nous cèdent qu’à regret le passage. En contrebas du Larla, nous dérangeons sans le vouloir un troupeau de vautours qui prenaient le soleil debout dans l’herbe au-dessus du chemin. Un premier groupe s’envole dans un froissement d’ailes, les autres suivent aussitôt. Il y en avait bien une quinzaine, peut-être davantage. Pendant qu’ils s’éloignent en un clin d’oeil et disparaissent très haut dans les cieux, nous escaladons la pente pour voir s’ils étaient en train de manger, mais non, nous ne trouvons que quelques plumes et du duvet, ils se reposaient tranquillement en débarrassant leur corps de la vermine. Longeant une clôture, nous faisons nettement la différence de végétation entre une zone pâturée et l’autre laissée en friche. Cette dernière est constellée de narcisses, alors que seuls quelques uns pointent dans l’herbe rase. Toute la plante est toxique (pour nous, mais j’ignore ce qu’il en est pour les brebis)  : bulbes, feuilles et fleurs. C’est le Narcissus bulbocodium, ou “trompette-de-méduse”. – Photos : Narcisse bulbocodium – Couple de timarques (?) –

Dans la descente sur un versant qui retourne à l’état sauvage, je retrouve avec plaisir les élégants petits érithrones dent-de-chien, dont la fleur à l’extrémité d’une courte tige est orientée vers le sol, avec les pétales rebroussés vers le haut. Les deux feuilles vertes lancéolées fixées à la base de la tige sont marbrées de taches lie-de-vin. Nous nous étonnons de la densité de houx de tous âges qui poussent sur cet ancien pâturage recouvert de fougères et d’ajoncs. Il faut croire que la montagne se protège, elle se barde de défenses acérées pour laisser le temps à la forêt de renaître après que les sols se soient peu à peu reconstitués, par exemple grâce au houx, une espèce pionnière des pays tempérés, qui est le seul fixateur d’azote en Europe au feuillage persistant et qui tolère l’ombre. La fougère fanée sur laquelle nous glissons en voulant éviter la glaise qui est une vraie patinoire sur le sentier en pente se convertira en une litière riche en humus puis en terre de bruyère noire et légère. Dans quelques semaines, les nouvelles frondes limiteront l’évaporation des eaux souterraines, les écarts de températures brutaux et la surexposition aux UV (pour des herbacées de l’ombre comme la violette par exemple). Le système rhizomateux dense et couvrant fixe les sols instables, offre des ressources en amidon, et donc en sucre, propice à la pédofaune et au mycélium. La bruyère accueille des mycorhizes (association symbiotique entre les champignons et les racines des plantes) dont voici les bienfaits :

_ Amélioration de l’absorption minérale, des oligo-éléments et des ions
_ Libération par catalyse du phosphore, de l’azote, du fer et d’autres minéraux organiques complexes: acides aminés, protéines, polyphénols, acides nucléiques, phytates
_ Meilleure absorption de l’eau
_ Lutte contre la sénescence prématurée des végétaux grâce aux propriétés antioxydantes
_ Meilleure résistance aux stress hydrique, thermique et abiotiques (métaux et pollution)
_ Amélioration de l’enracinement et de la ramification radiculaire
_ Durée de floraison prolongée
_ Stimulation de mécanismes naturels de défense (bioprotection mycorhizienne)
_ Développement dans le sol d’une microflore bénéfique
_ Amélioration de la structure du sol. 
– Photo : Hépatique trilobée –

Tout ce pan de montagne est très acide (la roche est formée de grès rose et de schiste, recouverte par endroit d’une épaisse couche d’argile collante imbibée d’eau et ailleurs de terrains très humifères). Point n’est besoin d’un quelconque équipement scientifique, d’une kyrielle de flacons de produits chimiques, ni même d’un papier imprégné conçu pour la mesure du pH pour le savoir. Il suffit d’observer les plantes qui y poussent. Voici une liste de celles des milieux acides dans laquelle je signale en gras les espèces que nous avons effectivement croisées et reconnues : AsphodèleFougère aigle, Germandrée scorodoine, Houlque molle, Luzule des champs, Mélampyre des prés, Millepertuis élégant, Néflier, Sabline des montagnes, Espargoutte, Oseille, Plantain, Renouée des oiseaux, CalluneBruyèreBouleaux, Genêt à balai, AjoncChâtaignier, Chrysanthème des moissons, DigitaleMousse, Myrtillier, Pin sylvestre, Pin maritime, Prêle, Ravenelle. Voilà maintenant la liste de celles qui préfèrent les milieux saturés, assez riches en azote : Benoîte commune, Bugle rampanteFicaire fausse renonculeGouet d’ItaliePrimevère acaule, Ortie, Gratteron, Lamier, Bourrache, Véronique, Mouron des oiseaux, Cirse champêtre, Fumeterre, Laiteron, Pissenlit, Séneçon. Ces milieux sont évoqués dans un répertoire Natura 2000 et le code Corine sous l’appellation “Hêtraie atlantique acidiphile à sous-bois à Ilex (le houx) et parfois Taxus (l’if) qui se situe à l’étage montagnard inférieur sous influence atlantique ou méditerranéenne”. Elle a tendance à s’étendre en France depuis la reconquête d’espaces pastoraux abandonnés lorsqu’ils ne sont pas plantés en résineux. – Photos : Mousse “coiffée en brosse” sur un rocher de grès rose – Ci-dessous : Erithrones “dent-de-chien” – Multiplication du houx – Chatons du saule marsault –

Aucun insecte ne vient polliniser ces chatons du saule marsault. C’est aussi une espèce pionnière, de croissance rapide et de faible longévité, au contraire du houx qui peut vivre trois siècles. Ici, le vent fait tout le travail, de manière aléatoire et sans aucune garantie de résultat. Ainsi les arbres produisant des chatons sont ce que certains botanistes appellent des « arbres sociaux ». Ils vivent en groupe, tout près les uns des autres. C’est le cas des peupleraies et des hêtraies, mais aussi des arbres de la famille des bétulacées comme les aulnes, les charmes, les noisetiers… Je découvre un site qui présente un très riche document sur le néflier, un arbre fruitier cité plus haut parmi les plantes de milieux acides tels que celui que nous parcourons en cet après-midi épargné par la pluie. On y lit qu’il peut résister jusqu’à -20°C et qu’il est originaire du Caucase, comme beaucoup d’arbres fruitiers cultivés et naturalisés en Europe. Ses fruits renferment deux ferments qui permettent la surmaturation du fruit et non son pourrissement. En effet, le fruit mûrit sur l’arbre mais reste ferme, amer et astringeant. Seules les gelées occasionnent un choc thermique qui transforme les sucres de la pulpe. Les espèces fruitières représentent 93% des espèces du biotope caractéristique du néflier (baies ou fruits, noix, graines), c’est dire leur très forte dépendance à l’égard des animaux frugivores et des insectes pollinisateurs (geai des chênes, sanglier, blaireau, renard, écureuils…).

Ce que je relève dans cette mine d’informations, c’est que, contrairement aux arbres “à chatons”, le néflier préfère la biodiversité la plus grande possible, sa monoculture serait la porte ouverte aux maladies et aux parasites. L’absence d’espèces forestières telles que chênes, châtaigniers, hêtres, bouleaux, noisetiers entraînerait un appauvrissement important du réseau fongique du sol qui constitue un facteur essentiel au bon développement du néflier, comme pour les 70 autres espèces du genre “malus” (dont les pommiers). Les interactions flore-faune-fonge s’intensifient lorsque certaines espèces se trouvent à proximité : pommiers, poiriers, noisetiers, chèvrefeuilles… La totalité des plantes fidèles au néflier sont des essences de haie forestière, des clairières et des lisières, et non des plantes champêtres. Non seulement leur feuillage procure une protection contre l’évaporation de l’eau du sol et les écarts de température, notamment en été, mais il emmagasine l’énergie nécessaire à la synthèse chlorophyllienne et la maturation des fruits. La défoliation saisonnière apporte un abondant “mulch” de qualité qui enrichit la litière. Les fruits tombés sur le sol fermentent et cette matière organique riche en sucres nourrit la faune des micro-organismes, la fonge et les mammifères comme les renards et les sangliers qui participent ainsi à la dissémination des graines. Alors que 86% des espèces caractéristiques du biotope sont monoïques, c’est-à-dire que tous les plants matures fructifient, 14% des espèces sont dioïques, seuls les plants femelles fructifient. C’est justement le cas du chèvrefeuille et du houx dont il existe des pieds mâles et des pieds femelles, et qui sont des espèces compagnes privilégiées du néflier. Comme le lierre, le houx a une fructification hivernale, il est riche en huile (de nouveau comme le lierre), ce qui lui permet de résister à l’humidité, à la sécheresse, au froid et à l’altitude jusqu’à l’étage alpin de 1500 m. Nous terminons notre balade d’une douzaine de kilomètres par la traversée d’un vieux bosquet de chênes et châtaigniers. S’ils ont pu éviter la coupe rase et la conversion en pâturage, c’est qu’il s’agit d’un versant couvert d’un chaos de roches qui me fait penser à un tout autre milieu, l’environnement karstique du Zabozé dans les Arbailles. D’ailleurs, un muret a été construit, non pour limiter un pré, mais bien plutôt pour tracer le sentier qui a été débarrassé de ses pierres les plus gênantes. Les arbres sont rablés, tordus, leur tronc est relativement mince, sauf exception, en raison de la grande difficulté qu’ils ont à s’enraciner et à croître. Arrivés sur le plat, nous longeons la Nive où je ne peux m’empêcher de faire une halte pour acheter à Bidarray un gâteau basque dont l’excellence n’est plus à démontrer…

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